Num\Spesial! Mutabar Tadjibayeva: Au sujet des audits (11.05.2017)

26 JUIN – LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR
LE SOUTIEN AUX VICTIMES DE LA TORTURE 


Cette lettre intitulée «AU SUJET DES AUDITS» a été écrite le 11 mai 2017 à l’attention de l’employée et de l’audit de la Fondation Soros, Alexandra Cherkassenko et Roustem Toulepberguenov, et à la responsable du service juridique de Human Rights Watch, Dinah PoKempner.

Bonjour chers collègues, Sacha, Roustem et Dinah,

Je souhaitais prendre des renseignements au sujet de l’audit commencé en octobre 2016. Je vous prie de m’informer sur le déroulement de ce contrôle. Si les renseignements envoyés en octobre 2016, – les 72 lettres faisant office de preuves, – ne sont pas suffisants, je suis prête à vous communiquer des informations complémentaires.

Le 26 avril, j’ai envoyé à Roustem deux plaintes que j’avais adressées à la Fondation Martin Ennals et au jury du Prix Martin Ennals en tant que lauréate de ce prix. Les dirigeants de cette fondation m’ont aidée à rétablir mes droits stipulés par la «Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme». Or, je n’ai reçu aucun retour de la part de Roustem.

Mes droits à la liberté sont inscrits dans la Déclaration Universelle des droits de l’homme ainsi que dans la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, prenant note de la résolution № 53/144 par l’Assemblée Générale de l’ONU en date du 9 décembre 1998 :

En qualité d’individu, jouissant des droits à la défense de mes propres droits, j’exige que l’Etat remplisse ses obligations garantissant ma défense intégrale; la défense de la liberté d’expression; du droit de surveiller les violations des droits de l’homme; du droit de rechercher des financements pour l’activité de défense des droits de l’homme; du droit de critiquer la politique du gouvernement et des autres organes de l’Etat; du droit de rechercher la protection des organes internationaux.  

Lorsque d’authentiques organisations de défense des droits de l’homme ne perçoivent aucun soutien financier pour continuer leur activité, comment peut-on accepter que certaines organisations perçoivent des financements pour blanchir de l’argent? A qui doit-on s’adresser pour obtenir des réponses à nos questions?!!  

L’Association Internationale pour la défense des droits de l’homme «Club des Cœurs Ardents» ne reçoit plus aucun financement malgré le fait que de nombreux immigrés et refugiés politiques d’Ouzbékistan et d’autres pays s’adressent à nous et sollicitent notre aide. Or, nous n’avons pas la possibilité matérielle de poursuivre l’activité de notre organisation.

Malgré tout nous avons réuni une somme de 5760.10 € pour poursuivre notre activité dont 1417.97 € sont prélevés sur ma pension d’invalidité de 810 € que je perçois tous les mois. Je vous envoie le bilan financier de notre organisation pour les quatre premiers mois de 2017. Je suis devenue handicapée à la suite de tortures subies en prison entre 2006 et 2008. Je suis reconnue handicapée le 1er décembre 2010 par la législation française. 

Je n’ai pas la possibilité de bénéficier de repos et de soins de santé dont j’ai besoin. A cause de mes critiques, je suis continuellement insultée et humiliée sur internet, sur les réseaux sociaux et par mail par les complices des corrompus.  

JUSQU’A QUAND CELA VA DURER?

Steve m’a écrit le 2 novembre 2016 que les dirigeants de la Fondation Soros sont révoltés par cette situation. Il a précisé que la Fondation Soros n’est pas le FBI, ni le TsRU mais une fondation offrant des bourses.

[02.11.2016 6:03:21] Steve Swerdlow: Mutabar, je ne sais comment répondre à votre demande. Ce n’est pas le FBI, ni le TsRU mais une fondation offrant des bourses. Ils sont révoltés par cette situation, je suis à votre écoute.

Steve Swerdlow a-t-il raison ou alors en tant que défenseuse des droits de l’homme je dispose du droit à la liberté d’expression, à la révélation des violations des droits de l’homme, à la critique de la politique des organisations internationales et des fondations?

Cela fait six mois que la Fondation Soros a commencé l’audit des organisations de «défense des droits de l’homme» telles que:

1. «Droits de l’homme en Asie Centrale» dirigée par Nadejda Atayeva,

2-3. Les activités des organisations pour la défense des «droits de l’homme» telles que «Pétition» et «Plateforme» demeure secrète pour la société civile d’Ouzbékistan.

Yodgor Obid: exilé politique en Autriche, «défenseur des droits de l’homme», membre de l’organisation de Nadejda Atayeva, dirigeant de l’organisation «Plateforme» et chargé de projets de l’organisation «Pétition». Des organisations très obscures pour l’opinion publique d’Ouzbékistan.

Le programme «Création et droits de l’homme» dont le coordinateur est l’époux de Nadejda Atayeva, Sergueï Ignatiyev.

4. Sergueï Ignatiyev: coordinateur du projet «Création et droits de l’homme» (2012). Le contenu du projet et la nature de l’activité d’Ignatiyev demeurent mystérieux non seulement pour la société civile ouzbek mais aussi dans toute la sphère des droits de l’homme et de la démocratie.

Le financement du programme «Création et droits de l’homme» prévu par la fondation Soros était évoqué dans la presse internationale notamment dans IWPR.

«En octobre 2012, lors de l’Assemblée du «Mouvement mondial pour la démocratie» au Pérou sera présentée la première exposition ambulante coïncidant avec la Journée du prisonnier politique dans l’aire postsoviétique.  Comme l’annonce IWPR, l’exposition sera composé de 44 œuvres photographiques du peinte ouzbek vivant aux Etats-Unis, Sergueï Ignatiyev, coordinateur du projet «Création et droits de l’homme» initié par l’Association «Droits de l’homme en Asie Centrale» (AHRCA)…

Ignatiyev a confié que dans la lettre d’un prisonnier, il a trouvé la phrase d’un surveillant: «Les prisonniers sont de la viande sur pattes.»

«Un prisonnier politiques m’a confié que la geôle transforme l’homme en animal qui n’a qu’un but: survivre. Si tu as la chance de t’échapper de cet enfer, il n’est plus possible de redevenir la personne que tu étais avant. On perd la capacité de voir la vie en couleurs; c’est l’effroi infini», continue le peintre.

Selon lui, l’exposition est prévue pour les «personnes qui sont prêtes à se lever contre la torture, pour le respect de la dignité humaine et pour le droit d’exprimer ses opinions. «Les œuvres artistiques consacrées aux droits de l’homme éveillent le sentiment de la liberté intérieure. Et l’expression de la liberté détruit toujours les dictatures», affirme Sergueï Ignatiyev.

L’exposition ambulante sera présentée également à Bruxelles et à Paris.»

Nous, militants de la société civile d’Ouzbékistan et victimes des répressions politique et de la torture avons le droit de demander des renseignements sur l’organisation de l’exposition photo au Pérou, à Bruxelles et à Paris en octobre 2012 lors de l’Assemblée du «Mouvement mondial pour la démocratie.»

Quelle somme a été accordée pour l’organisation de l’exposition photo au Pérou, à Bruxelles et à Paris?

Pourquoi les militants de la société civile d’Ouzbékistan n’étaient pas au courant de l’organisation de cette exposition de photographies? Pourquoi la presse n’a pas relayé les informations la concernant.

Si ces expositions photo n’ont pas eu lieu, Sergueï Ignatiyev a-t-il restitué l’argent à la Fondation Soros? S’il ne l’a pas restitué, quelles actions ont été entreprises par la direction de la Fondation Soros pour récupérer la somme accordée?

Segueï Ignatiyev est également l’un des initiateurs de la campagne de diffamation «Je bloque Djakhonguir Moukhammad» contre le militant de la société civile d’Ouzbékistan, homme politique et journaliste célèbre, Djakhonguir Moukhammad  (25 novembre 2016).

La raison en est simple: Djakhonguir Moukhammad s’est exprimé en critiquant violemment les appels de Moukhammad Salikh. Ce dernier appelait au djihad en préconisant les méthodes les plus radicales contre le gouvernement actuel en Ouzbékistan. En outre, Djakhonguir Moukhammad avait contribué à apporter des preuves de la corruption dans la sphère de la défense des droits de l’homme.

Par ailleurs, le 1er décembre 2016, Djakhonguir Moukhammad a soulevé publiquement la question de l’argent détourné par Gulnara Karimova. Il évoquait sur sa page Facebook les «Représentants du peuple» qui prétendent à l’argent volé à ce même peuple.

5. QUELLES FONDATIONS FINANCENT L’ORGANISATION DE
«DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME» CENLIBART?

«CENLIBART», Nigar Ahmedbekova: psychologue de formation, «médecin expert judiciaire» de l’organisation CENLIBART, enregistrée en France le 12 janvier 2014 soi-disant pour la lutte contre les régimes dictatoriaux. En pratique, cette organisation propage des informations totalement mensongères au sujet de la situation des droits de l’homme en Ouzbékistan ainsi que des calomnies concernant les défenseurs des droits de l’homme comme Elena Ourlayeva et moi-même, Mutabar Tadjibayeva.

Le «médecin expert judiciaire» de l’organisation CENLIBART, Nigar Ahmedbekova, affirmait dans ses interviews qu’elle avait réalisé l’expertise médicale dans l’affaire des frères Ibodov

Lorsque je m’étais adressée par écrit à Nigar Ahmedbekova avec quelques questions, elle m’a menacée et m’a fait du chantage précisément parce que j’avais critiqué son.

Nigar Ahmedbekova m’a insultée et m’a fait du chantage en utilisant les termes suivants:

«Je suspecte que vous travaillez pour les services spéciaux.»

«La mère des frères Ibodov m’a écrit pour s’excuser pour votre comportement.»

 (Voici la preuve qu’il s’agit d’un mensonge

«Vous avez calomnié de nombreuses personnes et vous vous attaquez à moi maintenant.»

«J’ai entendu des rumeurs et on m’a envoyé vos commentaires sur moi» 

«Je ne manquerai pas d’informer les organisations pour la défense des droits de l’homme et le gouvernement français sur le chantage que vous faites aux experts indépendants …»

Dans cet échange, Nigar Ahmedbekova parle au nom des organisations internationales et affirme que personne ne souhaite collaborer avec moi et personne ne souhaite me répondre.

Peut-être Nigar Ahmedbekova a raison, peut-être elle a été autorisée à parler au nom des organisations internationales prestigieuses telles que Human Rights Watch et les autres. 

Mais posons le problème autrement: j’ai moi-même refusé de collaborer avec certaines organisations internationales à cause du soutien des employés de ces organisations accordé aux criminels, à cause des mensonges et hypocrisie à l’égard des victimes du régime dictatorial.

Les représentants de ces organisations doivent expliquer et prouver que l’organisation CENLIBART n’a pas été créée pour blanchir de l’argent, pour lutter contre les défenseurs des droits de l’homme d’Ouzbékistan ou mener des campagnes de diffamation. 

Nigar Ahmedbekova n’est pas le premier «médecin expert» utilisé par la communauté internationale: les organisations, les fondations et la presse internationales, et les autres.

«Oumid Abdounazarov, linguiste de Kokand est arrivé à Paris légalement, alors que l’expiration de son visa était imminente. Il a donc été décidé de faire de ce linguiste un «anatomopathologiste», victime de la tragédie d’Andijan.

Et ce linguiste de Kokand, devenu soudainement «anatomopathologiste» et victime du massacre d’Andijan a propagé partout sa légende: plusieurs mois après les événements tragiques (précisément entre septembre 2005 et février 2006), il aurait réalisé soi-disant plus de 500 autopsies de cadavres des victimes du massacre à la morgue municipale d’Andijan et aurait constaté des blessures fraîches par arme à feu sur minimum 300 cadavres.

Et cela va en s’empirant. Récemment, avec l’espoir de rendre cette histoire crédible, les participants de la conférence internationale pour les «5 ans de la tragédie d’Andijan» (à Bruxelles, le 4 mai 2010), y compris les représentants du Parlement européen, de l’Union Européenne, des organisations, des fondations et de la presse internationale, ont présenté un film tourné à partir des récits de l’«anatomopathologiste».

Le philologue spécialisé en langue française, parlant également l’anglais, devenu désormais «anatomopathologiste», assis de dos, raconte son histoire à la morgue d’Andijan. Et pour persuader toute l’assemblée de l’authenticité de son récit, les fondations citées précédemment ont financé et présenté un rapport officiel sur cette légende…»

Après plusieurs discussions avec les représentants des organisations internationales tels que Steve Swerdlow de Human Rights Watch au sujet de l’expertise mensongère du médecin expert de l’organisation douteuse CENLIBART, des organisations célèbres telles que Human Rights Watch, International Partnership for Human Rights, Freedom House, ainsi que le Comité Norvégien d’Helsinki ont publié en novembre 2016 une déclaration conjointe au sujet de l’affaire d’Ibodov.  

Qu’est-ce qui a forcé les organisations internationales à mentir à la communauté internationale, à la famille des frères Ibodov, victimes de la torture, ainsi qu’à la société ouzbèke en déclarant qu’ils luttent contre la torture en Ouzbékistan?

Les représentants des organisations internationales telles que Human Rights Watch, International Partnership for Human Rights, Freedom House, ainsi que le Comité Norvégien d’Helsinki, ne savent-ils pas que selon la législation de l’expertise médicale en vigueur dans le monde entier il n’est pas autorisé de procéder à l’expertise médicale sans contact direct avec la victime, qu’elle soit vivante ou décédée? 

Ne savent-ils pas qu’il n’est pas possible de réaliser une expertise médicale judiciaire en s’appuyant uniquement sur des photographies et enregistrements vidéo?

En tant que défenseuse des droits de l’homme depuis 17 ans, je savais que ce type d’expertises médicales est illégal et il est formellement interdit d’utiliser ces conclusions médicales pour la défense des victimes de la torture et la lutte pour la justice. Pourquoi les organisations internationales aussi renommées avaient-elles besoin de cette expertise médicale frauduleuse?

La direction et les juristes de ces organisations n’ont-ils pas arrêté les employés concernés dans leur volonté de soutenir l’organisation CENLIBART et de compromettre ainsi ces organisations internationales?

Je pense que les représentants de ces organisations qui ont menti à la famille d’Ibodov doivent présenter publiquement leurs excuses à la mère d’Ikhlom Ibodov, Khoursand Rajabova. Les proches des frères d’Ibodov savent qu’ils ont été trompés mais ne savent pas pourquoi. Des organisations aussi importantes auraient pu les aider réellement au lieu de les trahir. Désormais, la famille d’Ibodov collabore avec des authentiques médecins experts qui l’aident à obtenir la justice et à révéler la valeur des experts d’Ouzbékistan qui ont caché la vérité sur la mort d’Ilkham Ibodov. 

Nous avons recueilli les avis des médecins experts judiciaires pratiquant en Ouzbékistan, en France et dans d’autres pays sur l’expertise médicale de Niguyar Akhmedbekova, représentante de l’organisation CENLIBART.

Tous ont déclaré à l’unanimité qu’il s’agit d’UN CRIME !!! C’EST DE L’ESCROQUERIE!!! Tous ces médecins experts sont prêts à répondre devant la justice et à témoigner au sujet des actes de ce «médecin expert» de l’organisation CENLIBART!

Avis № 1. Médecin du Centre Primo Levi soignant les victimes
des répressions politiques et de la torture:

«Présenter une telle expertise médicale judiciaire est illégal et selon la législation française et l’éthique médicale, ces «conclusions» du «médecin expert» donnent le droit d’entamer une poursuite judiciaire contre le médecin.

L’organisation CENLIBART est également responsable de la présentation d’une expertise médicale judiciaire mensongère. Je ne mettrai pas mon avis par écrit car je ne souhaiterais pas que ce document soit un motif pour entamer des poursuites judiciaires contre une collègue mais je suis prêt à témoigner en expliquant quelles lois et règles éthiques de la médecine ont été enfreintes par l’employée de CENLIBART.»

Avis № 2:

Ayant pris connaissance des documents (photographiques et vidéos) et de l’«Acte d’expert indépendant », nous considérons que ce type de documents et d’acte d’expert ne peuvent servir en aucun cas pour rédiger des conclusions médicales. Ces conclusions seraient illégales et infondées. Il ne faut surtout pas présenter ce type de conclusions. Dans un tel cas, elles ne peuvent correspondre à la situation véritable.»

«RAPPORT MEDICAL D’EXPERTISE JUDICIAIRE «CENLIBART» EST CONTRAIRE A LA LOI!»

«Le rapport médical d’expert judiciaire» rédigé par l’organisation française CENLIBART d’après l’analyse des photographies et des vidéos du corps d’Ikhlom Ibodov réalisées par les proches de ce dernier le jour de la restitution du corps est totalement contraire à la loi, et n’est conforme à aucune loi ou règle d’expertise médicale judiciaire professionnelle. Ce type de «rapport médical» n’est reconnu dans aucun Etat, par aucun organe d’enquête ou tribunal.

1. Conformément à quelles lois ouzbèks et internationales doit être réalisé l’enquête sur les causes d’un décès et quel spécialiste doit mener cette enquête et rédiger ensuite le «Rapport d’expertise»?

Conformément aux lois d’Ouzbékistan s’appuyant sur la Constitution et les décisions d’Oliy Majlis, la recherche des causes du décès (mort violente ou non) est réalisée par un médecin expert judiciaire uniquement en conformité avec le Code Pénal et le Code de Procédure pénale de la République d’Ouzbékistan et à la suite de la décision du parquet et des tribunaux.

2. Afin de statuer sur un rapport d’expertise médicale judiciaire quelles connaissances et quelle expérience professionnelle sont requises? Par exemple des gynécologues, des chirurgiens, des ophtalmologues, des ORL et autres spécialistes expérimentés, même avec le statut de professeur, ont-ils le droit de réaliser une expertise médicale judiciaire et ont-ils le droit de réaliser un rapport médical en qualité de médecin expert judiciaire?

Les médecins experts judiciaires sont des médecins ayant suivi le résidanat, ayant perfectionné toutes les compétences nécessaires à la réalisation d’une expertise, ayant passé des examens et ayant reçu un diplôme spécialisé ainsi qu’un certificat pour le droit de travailler en qualité d’expert judiciaire.

D’autres médecins avec des profils variés, y compris ceux avec le statut de professeur, peuvent également être invités en qualité de spécialistes dans le cadre de certaines expertises. Mais ils ne peuvent en aucun cas intervenir pour réaliser l’expertise et rédiger le rapport, et leur opinion sur l’expertise n’est pas considérée par la loi. Ils peuvent être considérés comme des consultants dans le cadre d’une expertise.

3. Dans quels cas l’implication des psychiatres et psychologues dans l’expertise médicale judiciaire est-elle légale?

Les psychiatres et les psychologues ne sont jamais impliqués dans les expertises médicales judiciaires pour des raisons exposées précédemment mais ils peuvent être convoqués en qualité de consultants supplémentaires en accord avec les organes d’enquête, mais l’opinion finale et la signature du rapport sont sous l’entière responsabilité du médecin expert judiciaire.

4. Selon les lois internationales et celles d’Ouzbékistan, quels documents doivent posséder les personnes exerçant en qualité de médecin expert judiciaire?

Les documents caractéristiques de la profession et autorisant à la pratiquer sont:

a) carte d’identité délivrée par le Bureau de l’expertise médicale judiciaire de la République d’Ouzbékistan;

b) diplômes de réussite de perfectionnement médical, etc.

5. Les médecins experts judiciaires ont-ils le droit de réaliser un rapport, de formuler des conclusions et des déductions d’expertise médicale judiciaire à partir d’une photographie ou d’un enregistrement vidéo du cadavre, oui ou non?

Non, ils n’ont pas le droit de le faire. C’est illégal!

6. Si des médecins experts judiciaires ont réalisé un rapport d’expertise médicale judiciaire à partir de photographies ou d’enregistrements vidéo, quels articles de loi ouzbèk ou de loi internationale permettent de les juger?

Aucun rapport d’expertise ne peut être réalisé à partir de vidéos et de photographies et ce type d’activité est jugé selon les articles du Code pénal et du Code de Procédure pénale d’Ouzbékistan comme une activité illégale non reconnue dans les instances légales (tribunaux, parquets, etc.)

7. L’expertise médicale judiciaire du décès d’Ikhlom Ibodov qui vous a été présentée, réalisée à partir de documents photographiques et vidéo par une employée de l’organisation française CENLIBART, psychologue «médecin expert judiciaire» Nigar Akhmedbekova, est-elle réalisée selon les règles et les instructions de l’expertise médicale judiciaire? Et s’il y a des erreurs, que peut-on considérer comme infraction?

Un psychologue n’a pas le droit de réaliser une expertise médicale judiciaire, ni le droit de rédiger le rapport d’expertise d’après des données photographiques et vidéos. Le style de rédaction, la forme et le type de description ne correspond absolument pas aux Règles et Instructions.

L’expertise médicale judiciaire du décédé serait professionnelle et légale si elle était conforme aux standards internationaux actuels, c’est-à-dire réalisée à partir d’une analyse complète des données (externes, internes, physico-techniques, des analyses supplémentaires du laboratoire, des vêtements, etc.), et pas seulement à partir des données superficielles observées sur le corps du décédé.

J’attends de vos nouvelles au
sujet du déroulement de l’audit,
Respectueusement, Mutabar

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